La faune et la flore autour du Grand Ballon
Parc naturel des Hautes Vosges
Accompagnateurs en montagne
Club Vosgien de Strasbourg

©d.courtadon
Randonnées et Animations Nature au Grand Ballon…
Outre le chalet hôtel qui accueille, restaure et héberge les randonneurs, le site comporte également une structure d'accueil.
Une partie de ce chalet d’accueil est louée au Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. http://www.parcs-naturels-regionaux.tm.fr/lesparcs/bavob_en.html
Dans l’autre partie le Club Vosgien de Strasbourg propose au public un accueil, un point d’information et des propositions d’animations et de randonnées encadrées par des professionnels de la Compagnie des Accompagnateurs en montagne du Massif Vosgien. http://www.accompagnateur-en-montagne.com
Les touristes, les randonneurs, les amoureux de la nature, le jeune public, trouveront là diverses informations sur le site du grand Ballon, sur les Vosges et bien sûr sur les actions du Club Vosgien. http://www.club-vosgien-strasbourg.net
En toutes saisons un accompagnateur en montagne proposera sorties pédestres et animations. Balades pour le simple plaisir de la marche et de la contemplation mais aussi sorties-découvertes pour comprendre la géologie, observer la flore ou pister la faune, aller à la découverte du patrimoine architectural de la région.
Randonnées à la journée, sorties à la demi-journée, promenades botaniques ou animations en intérieur pour les jours d’intempéries, sorties en raquettes à neige ou même, pourquoi pas, bivouac dans un igloo : il y en a pour tous les goûts et tous les publics.
A la journée, à la demi-journée, de la balade naturaliste à la randonnée pour le plaisir de la marche, nous vous proposons :
Un hôte installé (ou ré-installé, les spécialistes en disputent encore ?) depuis près d’un demi-siècle. L’endroit semble lui plaire…
A la demi-journée. Départ à l’aube…mais avec la récompense d’un succulent petit-déjeuner !
traces
de chamois dans la neige
©d.courtadon
Pour pénétrer dans le monde des plantes de montagne : il y a là une flore comparable à celles des régions arctiques, ou des Alpes…vers les 2000 m d’altitude !

Aconit Napel ©d.courtadon
Cela semble évident, une forêt, tout le monde sait de quoi il s’agit.
Mais la connaît-on vraiment, elle et tous les êtres qui l’habitent ?

la hêtraie sapinière ©d.courtadon
Entre Robinson et Sherlock Holmes, avec un zeste de spécialiste en zoologie, pour identifier les traces et les indices de vie laissés par les animaux sauvages.

empreinte de blaireau ©d.courtadon
Sorties en raquettes
Elles sont nées dans les pays nordiques ou dans le grand nord canadien, mais les Vosges sont un terrain idéal pour ce mode original de déplacement hivernal, et puis, c’est à la portée de tous !

en raquettes sur le Grand Ballon ©d.courtadon
D’où vient ce flocon ? Comment est-il né et façonné ? Comment se constitue le « manteau neigeux » ? Peut-on évaluer sa stabilité ? Et si on faisait un igloo ?
Nos ancêtres connaissaient les plantes sauvages. Ils s’en soignaient mais savaient également les accommoder.
Pour retrouver les recettes oubliées…

consoude officinale ©d.courtadon
Quand et comment les hommes ont décidé d’occuper (à la belle saison…) ces territoires sauvages ? Comment ont-ils fait pour y vivre, y conduire leurs troupeaux et y produire leur fromage ?
Pour aller à la rencontre des marcaires d’hier… et des fermes-auberges d’aujourd’hui.

vache de race vosgienne ©
Splendeur et magnificence de l’une des puissantes abbayes de l’Alsace médiévale. On ne peut que rester sous le charme de son architecture.

De 1914 à 1918 celle qui devait être la « Der des der » marqua tout le massif vosgien. Pour en découvrir les émouvants stigmates.

chasseurs alpins sur le front des Vosges ©
En intérieur :
animations, expositions et projections, en cas de mauvais temps notamment.

Une fois quitté le granite qui constitue les Hautes Vosges centrales (secteur du Hohneck) se rencontrent, plus au sud, grauwackes et schistes. Ces roches datent d’un moment de l’histoire de la Terre, que l’on nomme le Viséen, (les géologues appellent cela un étage), et qui est une partie seulement du Carbonifère, lui même constituant la plus importante période de l’ère Primaire (- 540 à - 245 millions d’années).
C’est durant le Carbonifère (- 345 à – 280 ma) que s’est constituée la chaîne de montagnes dénommée « massif hercynien », origine de la plupart de nos « montagnes anciennes » telles que le Massif Central, le Massif Armoricain ou les Vosges. Cette période du Carbonifère a vu également le développement de nombreuses plantes, fougères et prêles géantes, qui, en se déposant, ont plus tard donné les réserves en charbon de la planète, d’où son nom.
Les grauwackes et les schistes sont donc des roches très anciennes.
Les schistes sont des roches dites métamorphiques car elles ont été transformées, soit par des pressions très grandes, soit par des températures très élevées. Les roches originelles ayant donné, par métamorphisme, les schistes sont en général des argiles.
Les grauwackes sont considérés comme des roches sédimentaires et détritiques, formées, donc, à la surface du globe à partir de l’altération de roches préexistantes. Constituées de fragments détritiques de la taille de grains de sable environ, leurs particules de feldspath sont prises dans une matrice argileuse. Ce sont des roches très dures, sombres et compactes (il arrive qu’on les confonde avec le basalte, une roche volcanique), souvent utilisées comme ballast ou pour l’empierrement des routes.
Schistes et grauwackes sont des roches plus fissurées, moins acides, (parfois même nettement basiques par suite d’intrusions calcaires) que les granites, se débitant moins en détritus graveleux et donnant par conséquent un sol plus épais à teneur argileuse plus importante. Tout cela favorise donc une vie bactérienne et une minéralisation plus grande qu’en milieu granitique. Ce type de sol brun, riche en bases (et donc non acide), biologiquement actif et à minéralisation rapide, est un humus doux, couramment dénommé « mull » .

lis martagon ©d.courtadon
Rappelons tout d’abord que nous sommes dans une réserve naturelle, au sein d’un parc naturel régional, sur un site qui a déjà beaucoup souffert d’une fréquentation intense et parfois désordonnée et qu’il convient d’en respecter intégralement la moindre végétation afin de la sauvegarder et de pouvoir transmettre ce patrimoine unique. Sachons regarder, observer, en prenant soin de ne pas abîmer, cueillir ou piétiner.
Comme sur le reste du massif des Hautes Vosges la végétation est en partie représentée par une flore alpine que, souvent, on ne rencontre, dans les Alpes mêmes, qu’aux environs de 2000 m (les Vosges ne culminent, au Grand Ballon précisément, qu’à 1424 m). Parmi ces orophytes (plantes vivant sur les reliefs et en montagne) signalons les printanières, précoces, qui percent souvent les dernières neiges : corydale, scille, gagée, nivéole. Elles sont liées au hêtre et profitent des forêts au feuillage encore dégarni qui leur permet de capter toute la lumière nécessaire à leur cycle de vie. Elles sont le plus souvent pollinisées par les insectes et disséminées par les fourmis. Beaucoup contiennent des alcaloïdes toxiques mais néanmoins, comme c’est souvent le cas, utilisées en pharmacie : celui contenu dans le bulbe des corydales, par exemple, est utilisé pour lutter contre la maladie de Parkinson.
Restons avec les belles toxiques et précoces : le bois joli se rencontrera fréquemment. Ses belles fleurs apparaissent avant les feuilles sur sa tige en rameau. L’on dit que les marcaires l’utilisaient pour régler leurs différends : plongée dans la source ou dans l’abreuvoir la plante intoxiquait (légèrement) le bétail du voisin…
Vers la fin du printemps les cohortes d’anémones pulsatilles annoncent l’exubérante floraison estivale (la saison est courte, l’automne et les premiers froids arrivant rapidement en montagne il faut hâter la reproduction) : renouée bistorte, trolle, adénostyle, aconit, phalangère, pédiculaire, potentille, fenouil des Alpes et genêt velu envahissent les sommets, les flancs, les combes, les chaumes, les rochers, chacune ayant son emplacement vital (son biotope), à l’exclusion de tout autre et, si telle plante est largement installée dans les combes humides et ombragées, il sera absolument impossible qu’elle s’implante dans une zone rocheuse exposée au sud.
D’autres, typiquement montagnardes et alpines, sont beaucoup plus rares mais l’on peut parfois admirer le tabouret qui fait des coussins de grappes serrées, ou l’androsace couleur de chair se serrant dans les failles rocheuses, l’élégant lis martagon, l’œillet superbe
Toutes ces espèces étant particulièrement rares, fragiles et protégées, sachons sauvegarder ce patrimoine, l’admirer ou le photographier, sans le cueillir et sans le piétiner…
Parmi les espèces typiquement locales ou, parfois même, les raretés : la pensée des Vosges, l’unique station d’un myosotis odorant, l’épilobe de Durieu, la centaurée scabieuse, la mulgédie de Plumier, l’angélique des Pyrénées, l’épervière de Mougeot.

lynx ©
Difficile de présenter de façon à peu près complète la faune des Hautes Vosges et celle du massif du Grand Ballon, tant elle peut se montrer abondante, dans ce milieu pourtant difficile, et variée. Elle est surtout extrêmement spécialisée, s’adaptant au cours de l’évolution aux différents milieux. Milieux d’altitude et de montagne, bien sûr, au climat sévère et aux précipitations conséquentes, mais aussi milieux forestiers, espaces ouverts, groupes rocheux ou tourbières.
La petite faune des invertébrés y est relativement peu représentée mis à part les insectes : carabes, cicindèles, scarabées, charançons, sauterelles et criquets, bourdons et fourmis, papillons, dont beaucoup d’espèces présentes sont essentiellement montagnardes.
Parmi les vertébrés les oiseaux seront assez fréquemment observables, par beau temps, mais forcément moins nombreux qu’en plaine. Parmi les nicheurs, caractéristiques de ce milieu, le pipit spioncelle, le traquet motteux et l’accenteur alpin. Mais aussi le pipit farlouse et le pipit des arbres, le traquet tarier, l’alouette des champs, le bruant fou.
D’autres ne viennent que s’alimenter sur le massif, sans y nicher : merles, grives, faucons crécerelles, qui chassent les nicheurs au sol.
Parmi les oiseaux de plus grande taille le grand corbeau ou le faucon pèlerin peuvent parfois s’observer. Le grand tétras, la gélinotte des bois ou la chouette de Tengmalm sont, hélas, devenus rarissimes à cause de la modification et de la réduction de leurs milieux favoris.
Les forêts d’altitudes hébergent l’avifaune habituelle : casse-noix moucheté, bec-croisé des sapins, pinson des arbres. Signalons la bécasse des bois, qui vient au printemps, parader sur les chaumes à proximité de la hêtraie.
Parmi les mammifères, belettes, hermines et martres fréquentent les Hautes Chaumes. De même le renard.
Le chamois, réintroduit dans les années 50, prolifère sur les flancs de la plupart des ballons, sur lesquels le chevreuil se laisse parfois observer. Le cerf se tient, quant à lui, en lisière forestière.
Le lynx, réintroduit lui aussi, a beaucoup plus de mal à maintenir une population rare. Sauvage et farouche il reste la plupart du temps invisible, se contentant de laisser ça et là, parcimonieusement, sa large empreinte dans la neige ou dans la boue.

abbaye de Murbach ©d.courtadon
L’occupation humaine des Hautes Vosges est une histoire déjà ancienne. Des hommes de la préhistoire, utilisant les passages d’altitude, aux activités agricoles et touristiques d’aujourd’hui, en passant par les chasseurs du moyen âge, les défrichements menés par les monastères, ou les péripéties des contrebandiers durant les annexions allemandes, la dure histoire des hommes et de la colonisation de la montagne est riche. De petites histoires, qui font la grande, avec un H majuscule, mais aussi riches d’enseignement car c’est souvent à la lumière du passé que s’éclaire le présent et que l’on imagine le futur.
Les habitats (temporaires) des montagnes vosgiennes sont les marcaireries. Ce sont des fermes d’altitude utilisées pendant l’estive. Le fermier, appelé marcaire (le terme vient de l’allemand Milch, lait, qui a donné Melkerei, laiterie), monte avec ses bêtes dès la fin de la mauvaise saison. Il passe tout l’été en altitude et ne redescend qu’aux premiers froids. Il s’occupe de son troupeau et récolte le lait qui lui servira à la confection de ses fromages. De nos jours la plupart des anciennes marcaireries se sont transformées en « fermes-auberges » qui, en plus de leurs activités pastorales, accueillent, nourrissent et hébergent les touristes et les randonneurs de passages. D’autres anciennes fermes sont devenues des refuges, accueillant tous les pratiquants de la montagne. On a su, dans la plupart des cas, conserver le caractère rustique et l’architecture originale des bâtiments.
Autre architecture remarquable du massif du Grand Ballon, l’église abbatiale de Murbach, surgit du vallon du Belchenthal, au nord-est du sommet des Vosges.
Fondée à l’époque mérovingienne elle témoigne de la puissance des abbayes médiévales et de leur importance, tant spirituelle qu’économique, dans la colonisation et le développement de ces contrées sauvages.
Destinées à tous les publics (enfants, scolaires, familles, groupes) des animations portant sur la connaissance du massif du Grand Ballon sont proposées. Elles peuvent prendre la forme d’expositions commentées, de séances de projections et de conférences, de soirées thématiques, etc. qui seront parfaites pour les jours de mauvais temps. Elles porteront surtout sur la connaissance du terrain et prendront alors la forme de sorties thématiques : botanique, faune, etc.(voir programme pour plus de détails).
Créée officiellement en 1978, la formation d’Accompagnateur Moyenne Montagne du Brevet d’Etat d’Alpinisme officialise la pratique et le métier de ces professionnels qui encadrent les sorties en montagne et guident randonneurs et touristes. Techniquement leur activité reste centrée sur la marche, qu’elle soit sportive ou simple promenade (à la différence des guides de haute montagne qui encadrent l’alpinisme ou l’escalade), tout en incluant une dimension pédagogique liée aux milieux naturels dans lesquels ils travaillent : aussi sont-ils de grands passionnés et de grand connaisseurs de la flore, de la faune, mais aussi des occupations humaines montagnardes ; passions et connaissances qu’ils ont à cœur de faire partager au plus grand nombre.
On peut consulter http://www.accompagnateur-en-montagne.com

©d.courtadon
L’accompagnateur diplômé responsable des randonnées et des sorties nature sur le Grand Ballon est Dominique Courtadon. Passionné par la montagne (les montagnes devrait-on plutôt écrire…) c’est un grand connaisseur du massif vosgien qu’il parcourt depuis longtemps et en toutes saisons. Ayant gardé de son premier métier (professeur de musique !) le goût du contact et de la pédagogie, s’intéressant aussi bien à la botanique, à la faune, qu’à l’histoire ou à la culture il saura vous faire découvrir toutes les facettes de cette fascinante région.
Outre la densité de sentiers destinés à la randonnée pédestre et balisés par le Club Vosgien, le sportif trouvera également de nombreux parcours pour pratiquer le VTT ou le ski de fond. Le ski de piste, la luge d’été se pratiquent également sur le secteur du Grand Ballon. Pour les moins sportifs le farniente et la pure contemplation sont également possibles : l’infrastructure hôtelière est là. Pour les plus curieux de découvertes et de culture les possibilités sont nombreuses dans la région.
Pour tout renseignement et organisation d'une activité :
Club Vosgien de Strasbourg
+33 (0)3 88 35 30 76 ou www.club-vosgien-strasbourg.net et cvstras@wanadoo.fr
Dominique Courtadon
Compagnie des Accompagnateurs en Montagne du Massif Vosgien
(+33 (0)3 88 60 25 95 ou d.courtadon@9online.fr)

nuit sur le Grand Ballon ©d.courtadon